Vous etes ici : Accueil > Guyane > Politique > OTAN? suspends ta décision !!

OTAN? suspends ta décision !!

Réagir Favoris Envoyer à un ami Imprimer -A A+

La France est prête à revenir totalement au sein de l'OTAN, avec tous les dangers que cela comporte et en particulier une allégeance entière aux USA. Quand on voit les décisions prises par les gouvernements américains successifs sur le plan militaire, cela fait peur ... Il n'y a pas si longtemps, certains "va-t-en guerre" Français étaient d'accord pour envoyer des troupes françaises en Irak. Partie remise ???

 

L’Organisation du Traité  de l’Atlantique Nord (OTAN) est née au lendemain de la Seconde Guerre Mondiale pour organiser la défense et la sécurité de l’Europe face à l’Union Soviétique. Membre fondateur, la France s’est retirée de la structure militaire intégrée et de sa direction en 1966. Décision prise par le général de Gaulle qui souhaitait ainsi être vraiment indépendant des Etats-unis sur le plan militaire. De plus, cette indépendance concernait également la possibilité d’avoir sa propre force de frappe nucléaire, Charles de Gaulle se méfiant énormément de l’atlantisme, véritable domination Américaine sur les armées signataires.

 

Aujourd’hui, membre de l’Alliance Atlantique, la République Française reste un allié fidèle, mais cette position n’a pas la même signification qu’un retour dans le commandement intégré de l’OTAN. Si cela avait été le cas, il est évident que de jeunes militaires français auraient occupé l’Irak au côté de l’armée américaine, voire sous ses ordres. Il est vrai qu’au début du conflit, N. Sarkozy et B.Kouchner étaient favorables à une telle intervention auprès des troupes Américaines et Britanniques. Fort heureusement, la non-appartenance à l’OTAN et la position prise par J.Chirac et D. de Villepin ont évité un épouvantable gâchis pour notre pays. Cependant, la décision de W Bush a entraîné la mort de milliers de personnes, l’émergence d’un trafic politico-financier au plus sommet de l’état américain, un pays – l’Irak – totalement exsangue et enfin la déstabilisation d’une région du monde à partir de laquelle tous les dérapages internationaux sont encore possibles.

 

Dans tous ses discours de campagne et une fois élu, N. Sarkozy n’a pas arrêté de citer comme exemple économique à suivre le libéralisme américain et britannique. On voit à présent où ce type de modèle a conduit l’économie mondiale. La « guerre froide » n’est plus d’actualité. Néanmoins, les enjeux territoriaux liés aux richesses énergétiques et aux matières premières sont à même d’être à l’origine, à tout moment, de conflits d’intérêt. Face à la complexité d’un contexte international où règne l’incertitude, rien ne sert de s’aligner sur des positions qui relèvent du passé. Malgré les difficultés rencontrées pour être perçue comme le moteur des nations, en particulier sur le plan de la protection sociale, l’Europe a tout à gagner dans la mise en œuvre d’une organisation concernant la défense et la dissuasion.

Encore une fois, N. Sarkozy se trompe de modèle. Acceptera-t-il pour autant la critique ? 

 

 

 

Auteur : fique
Catégorie : Politique
Publié le 21 février 2009 à 13:32:09
Article lu 940 fois

Note: 2.9/10 (14 votes)


COMMENTAIRES L'auteur Rédacteur Invité

   

Commenter cet article ci-dessous :

Remplissez le formulaire ci-dessous, et validez votre envoi







si vous n'arrivez pas à voir le code Cliquez ici