Pouvoir d'achat, licenciement, chômage, 7 millions de pauvres, des morts de froid, ORTF le retour, .... 48% de Français serait satisfait de la politique menée par Nicolas Sarkozy ... Où est la vérité ???![]()
Cela devient surréaliste. Depuis le mois de septembre, la majorité des corporations a occupé la rue pour protester et revendiquer ses droits : pêcheurs, viticulteurs, éleveurs, urgentistes, policiers, avocats, enseignants, chercheurs, pilotes d’avion, transporteurs, personnels de santé, de la poste, des impôts, retraités, lycéens, employés des chaînes de télévision publiques, etc, etc, … Tous ont soulevé des pancartes ou clamé des slogans ayant pour thème central le refus systématique de la politique mise en œuvre par Nicolas Sarkozy et son gouvernement. Les réformes, de type libéral, s’inscrivent dans la continuité d’un système capitaliste ayant pour objectif principal de favoriser le profit des financiers et des actionnaires, au détriment des plus démunis et des classes moyennes.
La crise en provenance des USA n’a fait qu’accentuer ce processus mis en place le jour même de l’instauration du paquet fiscal, censé privilégier davantage les nantis. Ainsi, chaque profession, chaque métier, du public comme du privé, est passé et passe encore dans la rue. Le peuple de France sait pertinemment que les choses ne vont pas en rester là et que le pire est à venir. Au plus haut sommet de l’état, ce constat est officiellement entre les mains de tous les ministres et des principaux dirigeants de l’UMP.
Dans cette optique, sauver le système à tout prix suppose de faire croire que le politique peut influencer l’économique et dans les discours des uns et des autres, des milliards virtuels pleuvent à tout va. C’est la mode au plan de relance, que ce soit aux USA, en Europe ou chez nous. Problème : la reconstruction du monde occidental au lendemain de la guerre de 39/45 a permis au capitalisme mondial de s’étoffer et de s’épanouir partout sur notre planète. La mondialisation, tout en entraînant des progrès sensibles pour ceux d’en bas, a surtout profité aux grands monopoles internationaux et aux spéculateurs. 2008, les limites du système libéral sont atteintes et toute tentative de remise à flot ne fera que repousser l’échéance : en Angleterre, les économistes pensent pouvoir relancer la machine en baissant la TVA pour plus de consommation (et moins de manifestations) ; en France, les prix aurait déjà baissé (dixit notre Président ?) et de ce fait, la solution passerait par moins de fonctionnaires, moins de service public et des aides contre les licenciements, pour éviter les protestations d’avant Noël.
Après ? Dans un tel contexte, les organismes en charge des sondages annoncent, sans vergogne, 48% d’opinion favorable pour le président de la république. Les enquêteurs ont probablement questionné soit les habitants du XVI° arrondissement de Paris, soit les membres du Medef : il bouge et parle tellement bien, notre président !!…




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